Une correspondance épistolaire

Depuis 2024, l'artiste Michèle Bouchard et moi-même entretenons une correspondance épistolaire sur le thème de la fragilité de la vie dans laquelle s’inscrivent nos pratiques artistiques respectives, sans s’y limiter. Débutée simplement pour réfléchir ensemble, cette correspondance au féminin a pris racine, s'est émancipée par sa lenteur, l’attente qu'elle génère créant un espace temps que nous pourrions désigner comme étant un vide cosmique qui libéré du temps devient une puissance sans frontière, un territoire libre et vertigineux, comme il en reste peu, que nous souhaitons éprouver, visiter, contempler et proposer comme position d’ouverture à embrasser. Moyen de communication marginal par rapport aux technologies actuelles, la correspondance s’inscrit alors pour nous comme un geste de résistance nécessaire pour échapper à la pression de la surproductivité d’une vie en mode accéléré.